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18 septembre 2011 7 18 /09 /septembre /2011 19:30

 

 

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18 septembre 2011 7 18 /09 /septembre /2011 17:54

 

 

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18 septembre 2011 7 18 /09 /septembre /2011 16:55
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18 septembre 2011 7 18 /09 /septembre /2011 16:16
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18 septembre 2011 7 18 /09 /septembre /2011 16:14
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15 septembre 2011 4 15 /09 /septembre /2011 12:07

Quelques nouvelles de ma grossesse !

DSC04112.JPG

Tout se passe à merveille...Bébé est un garçon et se porte très bien ! Je commence le 6ème mois de grossesse dans trois jours pour ma plus grande joie. 

Nous avons commencé les achats pour la chambre, pour la déco et avons eu déjà des cadeaux !!! 

N'hésitez pas à me redemander l'adresse de mon blog de grossesse si jamais vous l'aviez égaré !! 

 

Bon courage à tout le monde pour les derniers jours de révisions avant le début des épreuves du concours !!! 

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9 septembre 2011 5 09 /09 /septembre /2011 21:51

 

Les textes fondateurs

L’expression « droits de l’homme » apparait au XVIe siècle avec l’humanisme et la Réforme pour se répandre au XVIIe et XVIIIe siècles. Cette revendication passe par l’Angleterre. La Grande Charte de 1215 proclame que tout homme libre ne peut être arrêté arbitrairement. Hobbes et Locke affirme au XVII e siècle qu’il existe des droits naturels qu’aucun gouvernement ne peut violer.

 

La Déclaration d’indépendance américaine 1776 considère les droits de l’homme comme inaliénables. Ils affirment les principes de liberté, d’égalité, de droit à la vie, de propriété et de recherche du bonheur. Mais les Noirs furent maintenus en esclavage et les Indiens privés des droits affirmés.

 

La Déclaration des Droits de l’homme et du citoyen est une rupture

L’été 189 voit apparaître la monarchie absolue de droit divin. La nuit du 4 août détruit le système féodal : les Français sont libres et égaux devant la loi. Il faut donc un texte solennel qui affirme les changements intervenus. Il va être adopté entre le 20 et le 26 août.

Le préambule rappelle les circonstances et la réciprocité du droit. Le titre distingue l’homme et le citoyen. Les droits de l’homme ou droits civils fondent l’autonomie de chacun. Ce sont des droits naturels : l’homme a par sa nature des droits antérieurs à ceux de la société et de l’Etat.

 

Les droits des citoyens ou droits politiques fondent la participation au pouvoir.

Les droits de l’homme s’articulent autour de quatre droits naturels. La liberté est le premier des droits naturels. Elle est définie à l’article 4 qui en précise les limites : la loi est la même pour tous. La liberté est la notion charnière de la DDHC, elle concerne 11 des 17 articles de la Constitution. L’égalité est le corollaire de la liberté. Elle est définie aux articles 1, 6,13. Cette égalité est par nature, elle ne recouvre pas une égalité sociale. La sûreté s’inspire de l’Habeas Corpus Act. La Déclaration affirme la non rétroactivité des lois pénales et la légalité des peines (art.8), la présomption d’innocence (art.9) et la résistance à l’oppression (art.2). La propriété (art 2 et 17) est la meilleure garantie de la liberté individuelle. En disposant de biens, l’individu est affranchi de l’assujettissement à un autre homme.

Les droits du citoyen permettent la participation ç la formation de la loi (art.6), au contrôle de l’impôt (art. 13 et 14) et de l’administration (15).

 

L’article 1 reconnait des droits aux exclus de l’Ancien Régime : les comédiens, les protestants, les juifs et les hommes libres de couleur.

Mais des restrictions sont mises en place. L’Assemblée refusa d’admettre les femmes au rang de citoyennes. Elle revint également sur le vote des hommes libres de couleur. La Constitution de 1791 exclut les pauvres de la souveraineté en imposant un système censitaire. La citoyenneté était réservée à ceux qui payaient un impôt équivalent à 3 jours de travail. Elle n’était pas attachée aux droits à la personne, mais à la propriété.

 

L’extension de la Déclaration des droits de l’homme et l’actualité de la Déclaration

La Déclaration des droits de l’homme et du citoyen a une valeur constitutionnelle sous la Ve République. Le préambule de la Constitution de 1946 élargir le contenu des droits. Il s’inscrit dans le contexte de l’époque. Le nazisme et le fascisme ont nié les droits de l’homme. Le Conseil national de la Résistance a réaffirmé solennellement les droits et les libertés de 1789. La Constitution de 1946 reprend les conquêtes sociales et politiques des XIXe et XXe siècles. Les femmes obtiennent le droit de vote. Le droit d’asile est affirmé. Le préambule affirme le droit d’obtenir un emploi, la liberté syndicale, le droit à l’instruction, le droit à la santé. Les nationalisations sont envisagées. Le rappel du préambule de 1946 et de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen dans le préambule de la Ve République confère à ceux-ci une valeur constitutionnelle.

 

La Déclaration universelle des droits de l’homme est adoptée le 10 décembre 1948 à Paris par l’assemblée générale des Nations unies. Elle a été rédigée sous l’impulsion d’Eleanor Roosevelt et de René Cassin. Une déclaration est l’énoncé de principes devant guider l’action des gouvernements. Elle n’a pas de fonction juridique, il n’y a aucun contrôle. C’est un idéal vers lequel doit tendre tout individu et tout Etat de droit.

 

Le préambule expose sa préoccupation majeure : empêcher les crimes de la seconde guerre mondiale. D’où la nécessité d’affirmer de façon solennelle la reconnaissance de la dignité humaine et des droits égaux inaliénables des hommes.

 

La Déclaration universelle affirme d’abord que toutes les êtres humaines sont égaux et doivent disposer des mêmes droits (art. 1 et 2).

 

Les droits civils et politiques sont exposés des articles 3 à 21.  Les droits personnels de l’individu : droit à la vie, à la liberté, à la sûreté, interdiction de l’esclavage et de l’utilisation de la torture, droit à la justice, à une nationalité, de circuler librement hors des frontières de son pays ; toute personne persécutée dispose du droit d’asile. Les droits politiques et les libertés ; droit de participer à la vie politique, de voter ; les principales libertés publiques sont formulées : liberté de pensée, de conscience, de religion, d’expression, de réunion, d’association.

Les droits économiques, sociaux et culturels concernent les articles 22 à 27. Ce sont les droits de créances : les Etas doivent intervenir pour les réaliser ; Droit au travail, droit syndical, au repos, aux loisirs, à l’éducation, à la sécurité sociale. Tous ces droits entrainent des devoirs (art. 29).

 

La Déclaration universelle prend en compte l’héritage de 1789 pour que les droits civils et politiques des XIXe et XXe siècles. Elle affirme des principes de portée générale qui ne portent pas atteinte à la souveraineté des Etats. Elle n’est pas en mesure de contraindre un Etat à appliquer les principes qu’elle affirme.

 

Cette Déclaration fut suivie des conventions. Ce sont des traités qui impliquent des obligations juridiques contraignantes pour les Etats par un mécanisme de contrôle. On peut citer la Convention européenne des droits de l’homme et des libertés fondamentales signée le 4 novembre 1950, la             Convention internationale des droits de l’enfant dont les principes ont été établis en 1959 et adoptés dans leur propre législation par différents Etats en 1989.

 

 

 

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9 septembre 2011 5 09 /09 /septembre /2011 21:10

Principales notions en histoire des arts

Préhistoire

La grotte de Lascaux (vallée de la Vézère, Dordogne)

La grotte de Lascaux, datée de 17 000, est l’un des plus célèbres vestiges de la préhistoire. Sa découverte en 1940 dans la vallée de la Vérère, en Dordogne, suscita un intérêt qui n’a pas faibli de nos jours. Cet ensemble de peintures pariétales a été d’emblée considéré comme un chef- d’œuvre et a permis à la préhistoire de gagner sa place dans l’histoire universelle de l’art. Le décor de Lascaux représente environ 250 m² de peintures qui se répartissent dans différents espaces le long de salles et de couloirs appelés diverticules. Cette architecture naturelle a été utilisée par les artistes magdaléniens pour mettre en valeur leurs œuvres. Les peintures ne décrivent que des animaux, à l’exception d’une représentation humaine. Les couleurs utilisées, à base de pigments naturels, sont peu nombreuses et vont du noir au brun en passant par le jaune. En dépit d’une palette en apparence pauvre, on a le sentiment d’une grande richesse du fait des associations de pigments et de l’utilisation des couleurs de la paroi.

 

La grotte Chauvet (Vallon-Pont d’Arc, Ardèche)

C’est en 1994n plus de cinquante ans après la découverte de la grotte de Lascaux, qu’est détectée, au cœur des gorges de l’Ardèche, la grotte ornée Chauvet Pont d’Arc. La grotte fait 500 mètres de long avec une largeur qui peut atteindre 50 mètres par endroits. Hormis les peintures, de nombreuses traces du passage d’hommes de Cro Magnon ont subsisté : empreintes de pieds d’adolescents, silex débités, traces de foyers, meules et charbons de bois ont été trouvés sur le sol. La richesse de la région en silex a dû être l’un de leurs principaux centres d’intérêt. La datation des peintures et des charbons retrouvés dans la grotte révèlent un page de plus de 300 000 ans avant notre ère, ce qui est fait les plus anciennes peintures paléolithiques du monde dévoilées à ce jour. On a retrouvé sur les parois de la grotte plus de 500 représentations différentes. Les animaux sont le plus souvent représentés en mouvement avec, parfois, une impression de perspective. Une telle maîtrise dans l’art indique que les hommes préhistoriques ont acquis, beaucoup plus tôt qu’on ne le pendait, des techniques artistiques. Il est frappant de constater qu’en dépit de ses qualités et de son ancienneté, la grotte Chauvet n’a pas la notoriété de Lascaux et n’a pas remis en question la place de cette dernière dans les programmes scolaires.

Le sens de l’art pariétal

Plusieurs théories ont été avancées depuis le XIXe siècle. L’art pariétal aurait une visée esthétique. La plupart des œuvres repérées étant situées dans des grottes obscures, on peut douter de la pertinence de cette théorie du XIXe siècle qui a été, par la force des choses, vite abandonnée. L’abbé Breuil (1877-1961) a avancé l’hypothèse du pouvoir magique de l’art pariétal, censé favoriser une bonne chasse. Dans les années 1960, on a émis l’hypothèse non confirmée à ce jour d’une symbolique d’ensemble : les œuvres d’art d’une grotte ne seraient pas produites de manière aléatoire, mais organisée. Depuis une vingtaine d’année est apparue la théorie du chamanisme considérant la grotte comme un sanctuaire.

 

L’Antiquité

L’art gallo-romain

Les exigences militaires et administratives romaines amènent en Gaule la création de villes reliées entre elles par des routes. Ces mêmes exigences firent surgir de toutes parts les monuments qui caractérisaient le paysage urbain dans l’ensemble du monde romain : temples, forums, basiliques, théâtres, thermes, arcs, portes et aqueducs. Situer l’architecture romaine en Gaule, c’est donc tout naturellement évoquer les ruines antiques d’un grand nombre de villes françaises : Nîmes (la Maison carrée), Arles (les arènes), Orange (théâtre), Saint Rémy de Provence (arc de triomphe), Vaison la Romaine (portique de Pompée). Les noms de Saintes, Bordeaux, Lyon, Autun, Paris, Béziers, Fréjus, Narbonne, Bavay, indiquent clairement que l’implantation urbaine et son développement sur l’ensemble du territoire des Gaules  sont à l’origine de l’actuelle géographie des villes en France.  Trèves, aujourd’hui ville allemande, reflète, par ses ruines imposantes, ce que fut à son plus haut niveau l’urbanisme romain en pays conquis. Il existait pourtant des monuments de tradition celtique réalisés avec l’aide de la technique romaine. Ce type de temple est parfaitement représenté par la tour de Vésone à Périgueux et le temps de Janus à Autun.

 

La Maison carrée de Nîmes, seul temple de l’Antiquité complétement conservé

 

Monument emblématique de la ville de Nîmes, construit au Ier siècle av. J-C, la Maison carrée est le seul temple de l’Antiquité à être complétement conservé. Le temple était dédié aux petits-fils de l’empereur Auguste. Il est largement inspiré de temples édifiés à Rome, comme celui dédié à Apollon. La pureté des lignes de l’édifice, l’élégance des 30 colonnes cannelées avec ses chapiteaux d’ordre corinthien témoignent d’une certaine influence grecque. Edifié sur une esplanade, il était consacré au culte impérial et dominait initialement le forum, qui était le centre administratif et le cœur économique de la ville antique.

Le Moyen Age

L’art roman

A l’origine, l’adjectif « roman » s’applique à la langue romane, distincte du latin, puis aux récits rédigés en langues vernaculaires, ou langues parlées au Moyen Age. L’art roman concerne diverses formes artistiques : architecture, sculpture, enluminure, objets d’art, vitrail, fresque. Son expression est essentiellement religieuse. L’expression « art roman » apparue au début du XIXe siècle rappelle les églises du Xe et XIIe siècle, s’inspirent de l’architecture romaine (plan basilical, arc de plein cintre). Le mouvement prend naissance dans différents foyers, puis gagne l’Europe occidentale. L’église occupe une place centrale dans la société. L’homme au Moyen Age souhaite gagner son salut, il lui faut donc fréquenter les églises, s’incliner sur les reliques des saints et partir en pèlerinage. Ces aspirations tendent à transformer progressivement les églises, notamment celles qui se localisent sur les grands chemins de pèlerinage et qui doivent accueillir de nombreux fidèles. Le bâtiment est construit en forme de croix qui rappelle celle du supplice du Christ. Le nef s’allonge afin d’accueillir davantage de fidèles, le chœur prend de l’importance avec la mise en place de chapelles rayonnantes. Il est souvent ceinturé d’un déambulatoire permettant un accès aux reliques sans perturber l’office. Mais les nouveautés s’expriment aussi à travers les techniques de construction. Dans le but de remplacer les plafonds de bois souvent touchés par les incendies, on construit des voûtes en pierre appelées voûtes en berceau. Afin de supporter une telle charge, les murs extérieurs sont épais et flanqués de contreforts. Pour ne pas affaiblir les murs porteurs, la hauteur des églises est limitée et les ouvertures sont de dimensions réduites.  Les églises romanes sont donc, relativement sombres, la sculpture reste sobre. Elle est surtout présente à l’extérieur, au niveau du tympan, et à l’intérieur, au niveau des chapiteaux des colonnes.

 

L’art gothique

Du XIIe au XVe siècle se met lentement en place un art nouveau, qualifié parfois d’ « art de France ». Il prend sa plus belle expression dans l’église de l’évêque, la cathédrale. Pourtant c’est dans un monastère, celui de Saint Denis en France, qu’il prend naissance par la volonté d’un homme, l’abbé Suger. Pour cet ecclésiastique, Dieu est lumière. Pour la faire pénétrer dans l’édifice, il ouvre une grande rosace au-dessus du porche, crée une série de chapelles rayonnantes autour du chœur et ouvre de grandes baies sur les murs extérieurs qu’il orne de vitraux. Saint Denis et l’Ile de France deviennent ainsi le berceau de l’art gothique, qui se diffuse du XIIe au XIVe siècle dans tout l’Occident médiéval. Les constructions bénéficient de deux innovations ;  la croisée d’ogives et l’arc boutant. On note au XIIe siècle une recherche d’amincissement des supports, qui trouve son point de perfection à la Sainte-Chapelle de Paris, véritable architecture de verre pour l’époque.  On parle alors de gothique rayonnant. A partir du XIVe siècle, du fait de la présence de motifs décoratifs évoquant des flammèches, le gothique est alors qualifié de flamboyant. Les murs ne soutenant plus la voûte, celle-ci peut être très élevée. La hauteur traduit la puissance de l’Eglise et la volonté d’élever le fidèle vers Dieu. Le triple portail renvoie à la représentation de la Trinité. La sculpture est partout présente et une nouvelle image de Dieu s’affirme. A la représentation de l’Eternel, très présent sur les tympans romans, succède celle du Christ de l’Evangile.

 

Les Temps modernes

La Renaissance

Mouvement venu d’Italie au XVe siècle. Elle correspond à un renouveau (résurrection) des arts en Europe. Ce mouvement artistique redécouvre l’art de l’Antiquité gréco-romaine dont la perfection doit être imitée. Les artistes, aidés par des mécènes, veulent rompre avec le modèle de l’art médiéval qui est qualifié de « gothique », c’est-à-dire de barbare. Cette rupture avec le soi-disant obscurantisme du Moyen Age est aujourd’hui nuancée par les historiens. Les vestiges gréco-romains inspirent toute la production artistique des XVe et XVIe siècles. L’architecture utilise des frontons, des colonnes, des chapiteaux imités de l’Antiquité. La Renaissance s’accompagne également de progrès techniques : les tableaux sont peints à l’huile sur des supports de toile et la perspective leur donne de la profondeur. Les portraits, plus nombreux, qu’autrefois, répondent aux commandes des villes et des mécènes. L’art glorifie ces mécènes qui contrôlent très strictement leurs commandes. Toutefois, le fait de peindre une personne pour elle-même est une innovation de la Renaissance. L’homme devient le thème central de la toile « au centre du monde ». Par rapport à la période précédente, la palette de couleurs s’élargit et on met en œuvre le procédé du sfumato, mis au point par Léonard de Vinci (1452-1519 ; La Joconde) qui consiste à estomper les contours des différents éléments. La Renaissance en sculpture est plus précoce que dans les autres arts car, contrairement à la peinture, il subsiste en Italie de nombreuses sculptures antiques. La sculpture devient un art autonome. Michel Ange (1475-1564) sculpte un colossal David. Là encore les sculptures en marbre, matériau de prédilection des artistes de l’époque, s’intéressent à l’homme et à la représentation des corps nus.

François Ier (roi de 1515 à 1547) s’entoure d’artistes italiens, dont Léonard de Vinci, et fait construire le château de Chambord, caractéristique de la Renaissance par son harmonie et sa symétrie, bien qu’il soit encore d’aspect médiéval. François Ier fait par ailleurs décorer sa résidence favorite de Fontainebleau qui devient, avec l’installation de l’école de Fontainebleau, un centre de la Renaissance. De nombreux châteaux seront construits ou transformés, notamment dans le val de Loire. La Renaissance est aussi le temps de l’affirmation des langues vernaculaires. L'Edit de Villers-Cotterêts en 1539 marque la volonté de rendre accessibles les actes administratifs par leur promulgation en français et non plus en latin. Le groupe des poètes de la Pléiade, réuni autour de Pierre de Ronsard (1524-1585) et de Joachim du Bellay (1522-1560), défend la langue française contre le latin et propose de l’enrichir par l’emploi de formes poétiques telles que le sonnet, l’ode ou l’hymne. En littérature, François Rabelais (1494-1553) et Michel Eyquem et Montaigne (1533-1592) s’illustrent, le premier avec Pantagruel (1532) et le second avec Les Essais (1595).

 

 

Art baroque et art classique

Deux courants artistiques coexistent dans l’Europe des XVIIe et XVIIIe siècles : le baroque et le classique. Les rouis favorisent ces courants pour accroître leur prestige alors que les grands Etats se forment en Europe ; mais attention, comme l’indique Pierre Deyon, rien de ne serait plus faux que d’imaginer dans la France de cette époque le combat de deux école ou de deux styles. L’opposition baroque-classique n’avait pas de signification claire et consciente pour les contemporains.

Alors que les protestants insistent sur la simplicité et l’austérité des lieux de culte, on réaffirme, lors du concile de Trente (1545-1563), l’importance des œuvres d’art dans l’enseignement de la religion. Se développe alors dans les pays catholiques un art nouveau appelé art baroque. Ce dernier vise à émerveiller les fidèles. En architecture, la ligne courbe domine. En sculpture, les corps sont enveloppés de draperies, les visages sont expressifs. On recherche le mouvement jusqu’au déséquilibre ; Les peintres utilisent des couleurs chaudes. Fidèles aux principes du concile de Trente, ils placent l’image au centre de la dévotion. L’esthétique baroque exprime ce nouvel élan religieux : dès la fin du XVIe et surtout au XVIIe siècle, les églises se remplissent d’ornements afin de capter l’attention du fidèle et de le pousser à la contemplation de Dieu. Dans le domaine musical, la grande innovation du XVIIe siècle est l’opéra créé par l’Italien Claudio Monteverdi.

Apparu en France au XVIe siècle notamment avec Pierre Lescot (1515-1573), l’architecte du Louvre, et Philibert Delorme (1510-1570), l’architecte du Palais des Tuileries, le style classique opère la synthèse des influences italiennes et antiques et des traditions nationales. Le classicisme atteint son apogée au XVIIe siècle avec Louis Le Vau (1612-1670) et Jules Hardouin-Mansart (1646-1708) qui seront tous les deux premiers architectes du roi  Louis XIV. L’art classique cherche à imiter l’art gréco-romain, considéré comme un idéal de perfection. Les artistes doivent maîtriser leurs sentiments pour créer des œuvres exprimant l’ordre, la rigueur et la sérénité. Le château de Versailles illustre cet idéal classique : la symétrie renforce l’impression d’ordre ; les lignes et les angles droits sont privilégiés et l’emportent sur les courbes. Les jardins sont dessinés par André Le Nôtre (1613-1700), eux aussi selon des lignes géométriques ; L’art classique qui s’épanouit sous le règne de Louis XIV (1661-1715) devient l’art officiel destiné à servir la gloire et le rayonnement du Roi-Soleil. Les académies royales ont pour mission de former les artistes au bon goût. La littérature et le théâtre adoptent les règles classiques. Louis XIV protège les écrivains : les tragédies de Jean Racine (1936-1699) et les comédies de Molière (1622-1673) sont jouées à Versailles devant le roi. L’art classique connaît une nouvelle faveur sous la forme du retour à l’antique et dy néo-classicisme. Celui-ci se trouve bientôt aux prises avec l’art naissant du XIXe siècle : le romantisme.

 

 5.      Le XIXème siècle

Le romantisme

Ce mouvement intellectuel, artistique et littéraire, amorcé dès la fin du XVIIIe siècle, est conçu comme une rupture avec les règles esthétiques (ordre, idéal antique) ou politiques. A l’opposé, il prône l’imagination, les sentiments et la liberté absolue. Les thèmes caractéristiques qu’il aborde sont l’exaltation des passions, la primauté de la sensibilité, la représentation de l’histoire contemporaine, la célébration de la nature, la mélancolie et le mal de vivre. En littérature, les écrivains marquants du romantisme sont François René de Chateaubriand (1768-1848) ; Alphonse de Lamartine (1790-1869) ; Victor Hugo (1802-1885) ; Alfred de Musset (1810-1857). Citons, en peinture, Théodore Géricault (1791-1824) ; Eugène Delacroix (1798-1863) et en musique, Beethoven (1770-1827), Franz Schubert (1797-1828) et Hector Berlioz (1803-1869).

 

L’impressionnisme         

Ce mouvement est composé de peintres intéressés par la description de la vie moderne. Ils ont comme préoccupation de décrire leur « impression rétinienne ». Cela leur vaut le surnom d’impressionnistes inventé par un critique ironisant à propos du fameux tableau de Claude Monet (1840-1926). Les impressionnistes d’attachent à traduire l’éphémère d’un effet de lumière ainsi que le mouvement d’une scène. Ils jettent ainsi leur regard sur les paysages en plein air, la ville et son industrie, les spectacles populaires et les bords de l’eau. Le grand précurseur de ce mouvement artistique a été Edouard Manet (1832-1883). Il sera suivi par Camille Pissarro (1830-1903), Edgar Degas (1839-1906), Berthe Morisot (1841-1895) et Pierre Auguste Renoir (1841-1919).

 

Le XXème siècle

Le cubisme

Ce courant pictural du début du XXe siècle veut représenter ses sujets sous différents angles en même temps, sur une surface plane, bidimensionnelle.  Le surnom de cubistes est donné aux artistes représentatifs de ce mouvement en raison de la géométrisation de leur forme et de leurs touches. Les œuvres cubistes se caractérisent également par l’utilisation de techniques du collage, et l’intégration dans les peintures de journaux, papiers peints, toiles cirées, sable. Les peintres cubistes les plus connus sont Pablo Picasso (1881-1973) ; Georges Braque (1882-1963) ; Ferdinand Léger (1881-1955).

 

Le surréalisme

Le surréalisme est un mouvement poétique, littéraire, philosophique et artistique, né en France juste après la Première Guerre mondiale dont les ravages ont amené à ne plus croire en la  raison humaine. Ce mouvement date de 1924, année lors de laquelle André Breton publie son Manifeste du surréalisme. Cette école a pour particularité de faire appel avant tout au rêve, à l’imaginaire, à la folie et à l’inconscient de chacun. La plupart du temps, un tableau surréaliste est une toile généralement figurative traduisant un rêve de son auteur, rompant ainsi avec le conformisme littérature pour libérer le langage de toutes les entraves de la morale ou de la conscience. Ce mouvement artistique lutte de ce fait contre les valeurs reçues, libérant l’artiste du contrôle de la raison : rien ne doit être calculé. Ce mouvement a d’abord touché les écrivains et les poètes : André Breton (1896-1966) ; Paul Eluard (1895-1952) ; Louis Aragon (1897-1982) avant de rallier cinéastes, photographes et peintes, tels René Magritte (1898-1967) ; Max Ernst (1891-1976) ; Salvador DALI (1904-1989) ; Luis Buñuel (1900-1983).

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9 septembre 2011 5 09 /09 /septembre /2011 21:09


LE XXe SIECLE ET NOTRE EPOQUE

 

1914-2009 : D’une guerre à l’autre, de république en république.

 

1870-1940 : Troisième République.

 

1914-1918 : Première Guerre mondiale

Clémenceau (1841-1929)

28 juin 1914 : Assassinat de l’archiduc à Sarajevo, François Ferdinand (Autriche-Hongrie déclare la guerre à la Serbie).

1-3 août 1914 : Triple Entente (Russie, France, Angleterre) entre en guerre aux côtés de la Serbie, le 1er août. Le 3août, la Triple Alliance (Allemagne, Italie, Autriche Hongrie) déclare la guerre à la France.

Septembre 1914 : Bataille de la Marne. Les allemands sont stoppés à l’entrée de Paris.

1915 : début de la guerre des tranchées.

23 mai 1915 : l’Italie rejoint la Triple Entente.

Février – juin 1916 : Bataille de Verdun. 700 000 morts.

Avril  1917 : entrée des Etats Unis dans la guerre.

Octobre 1917 : Révolution en Russie.

3 mars 1918 : Paix de Brest-Litoust entre la Russie soviétique et l’Allemagne. La guerre de mouvement succède à la guerre de position. Les alliés de la France s’imposent sur tous les fronts.

11 novembre 1918 : Armistice signé à Rethondes.

28 juin 1919 : Traité de Versailles.

  Entre deux-guerres, années folles

1929 : Début de la grande crise économique. Emergence du nazisme et du fascisme.

1936 : Front populaire.

 

1939-1945 : Deuxième guerre mondiale

Jean Moulin (1899-1943)

1er septembre 1939 : l’armée allemande envahit la Pologne. Français et Britanniques déclarent la guerre à l’Allemagne le 3.

1940 : « guerre éclair ». Conquête de l’Allemagne : Danemark, Norvège, Pays Bas, Belgique et le Nord de la France.

17 juin 1940 : Le maréchal Pétain, nouveau chef du gouvernement français, demande l’armistice.

18 juin 1940 : Appel du Général de Gaulle de la BBC.

22 juin 1940 : Opération Barbarossa. Hitler rompt son pacte avec Staline et envahit l’URSS.

7 décembre 1941 : entrée des Etats Unis dans la guerre suite à l’attaque aéronavale japonaise contre la flotte américaine du Pacifique, basée à Pearl Harbor.

1942 : Première défaite de l’Allemagne contre URSS, EU et Angleterre.

2 février 1943 : capitulation allemande à Stalingrad. L’avancée germanique à l’est est stoppée.

6 juin 1944 : Débarquement en Normandie.

8 mai 1945 : Capitulation de l’Allemagne, Fin de la Seconde Guerre mondiale en Europe.

Août 1945 : Bombes atomiques sur Hiroshima  (le 6) et Nagasaki (le 9).

2 septembre 1945 : signature de la capitulation.

 

1946-1958 : Quatrième République.

 

1946-1954 : Guerre d’Indochine.

 

1954-1962 : Guerre d’Algérie.

 

1958 à nos jours : Cinquième République (Charles de Gaulle)

1965 : nouvelle victoire de Charles de Gaulle aux élections présidentielles au suffrage universel, pour la première fois au second tour contre François Mitterrand.

1968 : De Gaulle dissout l’AN après mai 1968.

1969 : démission du général De Gaulle suite au référendum sur la régionalisation.

1969 : Pompidou, nouveau président.

1974 : Valérie Giscard d’Estaing, P de R.

1981 : François Mitterrand, premier P de R de gauche.

1986 : Premier cohabitation : Jacques Chirac, Premier ministre.

1988 : Réélection de François Mitterrand.

1993 : Deuxième cohabitation, Edouard Balladur, Premier ministre.

1995 : Jacques Chirac, P de R.

1997 : Troisième cohabitation suite à la dissolution de l’Assemblée par Jacques Chirac, Lionel Jospin, premier ministre.

2002 : réélection de Jacques Chirac pour 5 ans.

2007 : élection de Nicolas Sarkozy à la présidence de la République.

 

Société, politique et mutations des modes de vie

1945-1973 : Les « Trente Glorieuses »

1945 : Droit de vote des femmes en France.

 

La France à l’heure de la mondialisation

1946 : Naissance de l’ONU (Organisation des Nations Unies).

1951 : Création de la Ceca (Communauté économique du charbon et de l’acier).

1957 : Traité de Rome instituant la CEE (Communauté Economique et Européenne).

1973 : L’Europe des Six devient l’Europe des Neuf.

1989 : Chute du mur de Berlin.

1992 : Traité de Maastricht.

1993 : La CEE devient Union européenne.

2002 : L’euro monnaie européenne.

2007 : L’Union européenne compte désormais 27 pays.

 

 

 

 

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Published by KrO - dans Histoire
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  • : KrO, titulaire d'un master 2 MEEF enseignement auprès des enfants, mon rêve est de devenir professeur des écoles ! Ayant échoué trois fois au CRPE (ancienne version et nouvelle version). Je repars plus motivée que jamais pour les écrits de septembre 2012 !
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